The Great Ecstasy of Robert Carmichael
Thomas Clay Semaine Internationale de la Critique |
Cocktail
explosif
La formule est simple : prenons un groupe de jeunes Anglais dans une petite bourgade côtière. Il faut y ajouter 30 % de drogues : Joe deale du cannabis, de l’ecstasy, de la cocaïne et du gaz avec ses amis Robert et Ben. Ensuite, il y a 25 % de désœuvrement : tous ces jeunes passent leur temps à traîner, ne faisant rien de leur journée. Mais il faut aussi 20 % de pauvreté : le chômage est très présent, les parents sont à l’image de leurs enfants, perdus, passant leur temps devant la télé. Mélangez avec 15 % d’échec scolaire : les jeunes sont démotivés, ou ils sèchent et au pire, ils sont exclus. Pour terminer, il ne faut pas oublier 10 % de violence des médias : dans chaque maison, la télé est branchée sur de la violence en direct : le journal TV, la guerre en Irak, les jeux vidéos, les accidents automobiles... |
Au
total, 100 % de violence, mais le détonateur, c’est Larry, le cousin
de Joe fraîchement sorti de prison. C’est lui qui entraînera tous les
personnages dans des explosions de violence, de viols, de drogues,
de meurtres. Le cocktail est prêt, Larry apporte seulement le moyen
de l’allumer...
C’est à la fin, lors du saccage organisé d’une villa que le mélange explose :
Robert se livre à ses pulsions les plus primaires, viol, torture, mutilation.
A la fin du film, certains de nous ont quitté la salle, choqués, d’autres sont
simplement allés prendre un cocktail au buffet. Avons-nous une réelle humanité nous
permettant de distinguer un film de Georges Romero d’une dénonciation coup de
poing ? |
1h46 - G.-B. - Scénario : Joseph Clay, Joseph Lang - Photo : Yorgos Arvanitis, AFC - Décors : Atilla Raczkevy - Son : Andy Halley, Thomas Clay - Musique : Elgar, Harbey Purcell - Montage : David Wilgram - Interprétation : Ryan Winsley, Charles Mnene, Daniel spencer, Lesley Manville, Danny Dyer. |