Struggle Ruth Mader Sélection Officielle Un Certain Regard |
L'excellent
tout début de Struggle est des plus prometteurs. Court instant vite
oublié et promesse non tenue pour ce film très court (1h14), qui semble
pourtant durer une éternité. Le propos de la lutte pour la survie y est
clairement traité en deux parties. 1 - Une jeune femme, au visage dur et fermé, accompagnée de sa fille, avec laquelle elle n'a aucune relation d'affection, enchaîne les petits boulots : cueillette des fraises, équarrissage de dindes, conditionnement de bibelots, récurage d'une margelle de piscine… quel que soit l'univers dans lequel elle débarque, sa seule présence semble définitivement le déshumaniser. |
2 - Un homme
d'âge mûr, assez laid et adipeux, également affublé d'une petite fille
qui semble le détester cordialement, s'adonne aux expériences sado-maso
les plus débiles, pour palier son impuissance sexuelle. In fine il semble
tirer — à défaut d'autre chose — quelques satisfactions au traitement
que lui dispense la jeune femme, qui fait plus que jamais la gueule mais
a décidément un vrai talent pour la polyvalence et la flexibilité professionnelles.
Pas d'âme, pas de désir, pas de sentiment… un grand moment de sinistrose
pour lequel Ruth Mader avait pourtant déplacé un impressionnant échantillon
de la population autrichienne. |
1h14 - Autriche - Scénario et dialogues : Tuth Mader, Barbara Albert, Martin Leidenfrost - Images : Bernhard Keller - Décors : Ilona Glockel - Montage : Niki Mossbock - Interprétation : Aleksandra Justa, Gottfried Breitfuss, Margrit Wrobel, Martin Brambach, Rainer Egger. |